Il y a quelques semaines, nous avons organisé un workshop avec nos clients, des organisateurs d’événements non-développeurs. L’objectif : leur permettre de créer leur propre extension connectée à inwink en moins de 2 heures.
Des idées ont émergé : dashboard de suivi des candidatures, vue de pilotage des visiteurs en temps réel, tableau de performance leadgen pour les exposants…
Tous ces outils répondaient à des besoins que leurs équipes portaient depuis des mois, parfois des années, sans qu’ils puissent être réalisés faute de temps, de ressources ou de compétences techniques.
L’IA, le vibe coding et le MCP inwink changent la donne : ces idées peuvent aujourd’hui être transformées en prototypes, dashboards ou extensions connectées aux données événementielles, sans passer par une équipe de développement.
Mais cela ne s’improvise pas. Il existe une méthode. Nous vous la détaillons dans cet article, étape par étape.
Pour illustrer cette démarche, nous prendrons comme exemple un besoin fréquent : créer une interface permettant de suivre les présentations des speakers et d’identifier rapidement celles qui sont validées, en attente ou manquantes.
Étape 1 : identifier la problématique
La première étape consiste à identifier un moment précis dans le quotidien de l’équipe où quelque chose coince, ralentit ou génère des erreurs. À ce stade, on ne cherche pas encore une solution. On cherche à nommer le problème avec précision.
- Quelle tâche vous fait perdre du temps ?
- Quelle information est difficile à obtenir ?
- Quelle action est encore trop manuelle ?
- Quel problème revient à chaque événement ?
Les participants au workshop avaient tous une problématique. Certains géraient le suivi de leurs dossiers exposants dans Excel. D’autres produisaient leurs tableaux de suivi manuellement. D’autres encore passaient deux heures à copier-coller du code entre un outil et le back-office inwink.
Ces problématiques sont exactement celles qui, une fois résolues, font gagner le plus de temps au quotidien.
Dans notre exemple, la problématique pourrait être la suivante : « Je ne sais jamais rapidement quelles sessions disposent déjà d’une présentation validée et lesquelles nécessitent encore une relance. »
📌 Une bonne problématique répond à trois critères simples :
- elle revient souvent,
- elle est liée à une action concrète,
- la résoudre aurait un impact direct sur le temps de l’équipe ou la qualité des données.
Étape 2 : formuler le besoin
Une fois la problématique identifiée, il faut la transformer en besoin clair. Une IA produit un bon outil à partir d’une description précise.
La structure la plus efficace pour y parvenir est celle de la user story :
« En tant que [rôle], je veux [action], afin de [objectif]. »
Exemples :
- En tant que responsable contenu, je veux visualiser le statut des présentations speakers afin d’identifier rapidement les sessions à relancer.
- En tant que responsable exposants, je veux suivre les dossiers incomplets afin de finaliser plus rapidement la préparation de l’événement.
- En tant qu’équipe commerciale, je veux suivre les performances leadgen des exposants afin d’identifier les actions à mener pendant l’événement.
Cette étape est essentielle car elle fait le lien entre le besoin métier et l’outil que l’IA va générer.
Exemples de user story
Étape 3 : identifier les données nécessaires
Un outil ne peut afficher que ce qui existe. Avant d’imaginer l’interface ou les fonctionnalités, il faut répondre à une question simple : quelles données me faut-il pour que cet outil fonctionne ?
Si une plateforme de gestion événementielle comme inwink est en place, une grande partie de ces données est déjà là, structurée, accessible et sécurisée : participants, inscriptions, sessions, scans de badges, exposants…
La démarche est simple : reprendre la user story formulée à l’étape précédente et se demander, pour chaque élément attendu dans l’outil, quelle donnée est nécessaire.
Dans notre exemple, il faut accéder :
- aux sessions ;
- aux speakers associés ;
- aux fichiers déposés ;
- au statut de validation de ces fichiers.
Exemple concret : pour créer un dashboard de conflits d’agenda de business meetings, il faut accéder aux rendez-vous, aux participants, aux horaires et aux disponibilités.
💡 Les bonnes questions à se poser :
- De quelles données ai-je besoin ? Sont-elles suffisamment fiables ?
- Ces données existent-elles déjà dans mon outil de gestion événementielle ?
- Faut-il lire ces données, les modifier ou les enrichir ?
- Quels champs sont indispensables pour une première version ?
Étape 4 : Décrire l’affichage attendu et construire la première version
Une fois le besoin formulé et les données identifiées, il faut décrire ce que l’outil doit faire concrètement.
Pas besoin de maquette ou de spécifications techniques. Une description en langage naturel suffit pour lancer la génération avec l’IA.
Deux dimensions sont à couvrir :
- ce que l’outil affiche : une liste, un tableau, des compteurs, des statuts colorés, des alertes, une vue globale ou une fiche de détail ;
- ce que l’outil permet de faire : valider un dossier en un clic, filtrer par statut ou par date, exporter une sélection, être alerté si un seuil est atteint.
L’une des participantes au workshop voulait « une interface pour réviser les présentations des speakers et voir d’un coup d’œil combien de sessions ont des fichiers approuvés, en attente ou manquants ». Cette description, telle quelle, était suffisante pour démarrer.
C’est là qu’interviennent le vibe coding et le MCP inwink.
Le vibe coding consiste à soumettre cette description à une IA et à lui demander de générer le code correspondant.
Le MCP (Model Context Protocol) fournit à l’IA le contexte nécessaire pour qu’elle puisse accéder aux données et fonctionnalités autorisées d’inwink et générer une extension directement connectée à votre environnement événementiel.
Exemple de prompt :
- Contexte : je suis organisateur d’un événement B2B.
- Je souhaite créer une interface de suivi des présentations speakers.
- Je dispose des données suivantes : sessions, speakers, documents déposés et statuts de validation.
- L’interface doit afficher un tableau avec le nom de la session, le speaker, le statut du document et la date de dépôt.
- Je veux pouvoir filtrer les résultats par statut et marquer un document comme validé.
Étape 5 : Intégrer l’extension dans le bon environnement
Une extension n’a de valeur que si elle est utilisée. Et elle est utilisée si elle est accessible au bon endroit, par les bonnes personnes, avec les bons droits.
C’est ce qui fait la différence entre un outil isolé et une extension réellement utile.
Un fichier Excel peut aider temporairement. Un dashboard peut donner une vision ponctuelle. Mais une extension intégrée au back-office événementiel permet de travailler directement là où les données sont déjà présentes.
Cela permet de créer un outil adapté à un besoin précis, sans sortir de l’environnement de travail.
Elle peut aussi être pensée pour une équipe spécifique : marketing, exposants, commercial, design ou administration.
Par exemple, une équipe interne peut avoir besoin d’une interface plus ciblée, avec seulement les informations et actions nécessaires à son rôle.
Étape 6 : Tester, corriger, itérer
La première version est très très rarement la version finale. Le vibe coding repose sur une logique d’itération rapide : on génère, on teste, on décrit ce qui ne va pas, puis on relance l’IA. Chaque correction est une nouvelle description, pas du code écrit à la main.
C’est dans cette phase que votre expertise métier est la plus précieuse. C’est l’organisateur d’événements qui sait si ce qui est généré répond réellement aux usages terrain.
✅ À chaque itération, quelques vérifications à faire :
- Les données affichées sont-elles correctes ?
- Les filtres et actions fonctionnent-ils comme attendu ?
- L’interface est-elle utilisable par les personnes à qui elle est destinée ?
- Y a-t-il des cas non couverts, une session sans fichier, un exposant sans contact ?
Conclusion
Créer une extension inwink avec l’IA n’est pas réservé aux développeurs. C’est accessible à toute équipe capable d’identifier un problème, de le formuler clairement et de décrire ce qu’elle souhaite obtenir.
Chacune de ces six étapes demande du bon sens métier. Aucune compétence technique.
Ce que le workshop a montré, c’est que des équipes événementielles peuvent passer d’une idée à un outil fonctionnel en quelques heures.
Et surtout, elles peuvent créer des outils parfaitement adaptés à leurs processus, directement dans leur environnement de travail.
Questions fréquentes : Extension pour votre événement
Faut-il savoir coder pour créer une extension avec l'IA ?
Non. Le rôle de l’équipe métier est de formuler clairement le besoin, d’identifier les données nécessaires et de valider que l’outil répond à l’usage réel. La génération du code est prise en charge par l’IA.
Combien de temps faut-il pour créer une première version d'extension événementielle ?
Cela dépend de la complexité de l’outil. Les participants au workshop ont créé des dashboards fonctionnels en moins de deux heures. La phase de formulation du besoin est celle qui demande le plus de réflexion. La génération et les itérations sont rapides.
Peut-on limiter l'accès à une extension selon les profils de l'équipe ?
Oui. Une extension peut être configurée pour être visible uniquement par certains rôles. Cela permet de créer des vues adaptées à chaque métier (équipe exposants, production, direction) sans exposer toutes les données à tous les utilisateurs.
Par où commencer pour créer une extension grâce à l'IA ?
Par identifier un problème concret dans votre quotidien. Une fois ce problème nommé, la méthode en 6 étapes détaillée dans cet article vous guide jusqu’à l’intégration de l’outil dans votre environnement de travail.





